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COMITÉ JEUNESSE

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Pour tout savoir sur l’évaluation physique et mentale

Il s’agit là non seulement d’un sujet chaud, mais aussi d’un sujet très controversé, qui entraîne un éventail de commentaires et/ou d’opinions divergentes. Devons-nous nous sentir offusqués par cette obligation ou devons-nous saisir la perche que le ministère de la Santé nous tend afin d’être en mesure d’exercer pleinement notre rôle auprès de la clientèle que l’on dessert dans nos différents secteurs d’activités?

Tout d’abord, avant de prendre position, je crois qu’il est important de revenir sur certains points.

En quoi consiste cette formation obligatoire et à qui s’adresse-t-elle?

Il s’agit d’une mise à jour des connaissances. Auparavant, l’évaluation physique et mentale ne faisait pas systématiquement partie du programme de formation en soins infirmiers au collégial. C’est pourquoi, les infirmières et les infirmiers qui n’ont pas pu bénéficier de cette formation, soit tous ceux qui ont eu leur diplôme avant 2016, ont l’obligation de mettre à jour leurs connaissances sur le sujet, et ce, afin d’être en mesure de l’appliquer de manière concrète dans la pratique quotidienne. Rappelons que cette formation est une mise à jour et un perfectionnement qui résulte des dernières négociations entre le Comité patronal de négociation (CPNSSS) et les parties syndicales. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a confié l’élaboration du contenu de cette formation à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval.

Quelques termes clés :

Le champ d’exercice de l’infirmière

Comme vous le savez, le projet de Loi 90, soit la Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé, est entrée en vigueur en 2002, accordant aux infirmières 14 activités réservées (il y en a maintenant 17). Toutefois, à cette époque, il n’existait pas d’outil leur permettant d’exercer pleinement et de façon autonome leurs différents champs d’activités. Force est de constater que 15 ans plus tard, le ministère de la Santé reconnaît que les infirmières peuvent grandement contribuer à la santé des Québécois et qu’il est primordial de leur donner tous les outils nécessaires afin qu’elles soient en mesure de jouer pleinement leur rôle.

L’obligation professionnelle

Certes, contrairement à certaines idées reçues, les infirmières ne sont pas tenues de suivre cette formation au nom de leur ordre professionnel (OIIQ.) Il s’agit en fait d’une obligation de la part du ministère de la Santé et, par conséquent, de notre employeur. Toutefois, comme il est indiqué dans notre Code de déontologie, nous devons mettre à jour nos connaissances. La formation portant sur l’évaluation physique et mentale peut être offerte par l’employeur. Elle aura un impact positif sur notre façon de pratiquer et d’évaluer la clientèle.

Prendre notre place

En tant qu’infirmière, je ne peux faire autrement que de me réjouir de l’occasion qui nous est offerte. On nous offre enfin une chance d’être reconnues dans le réseau de la santé, de mettre nos connaissances à jour afin d’être considérées comme des professionnelles de la santé. On nous donne les moyens de développer notre autonomie infirmière et, bien entendu, de prendre notre place. Nous possédons déjà des connaissances, habiletés et expériences, mais maintenant, on nous donne la chance de nous projeter à un autre niveau dans la profession et cette formation est pour moi un levier.

Le but de cette formation n’est pas de nous rabaisser. Cette formation obligatoire est le point de départ d’une toute nouvelle ère pour les infirmières, qui comme moi, désirent être reconnues par leurs pairs comme étant des professionnelles faisant preuve de leadership dans leur pratique et non comme des exécutantes.

Joannie Gagnon-Cardin, inf.
Trésorière du Comité jeunesse de l’ORIICN

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